Produits structurés

Une solution répondant aux enjeux de la gestion de trésorerie ?

En 2015, les taux d’intérêts européens changent d’univers. En effet, l’euribor 3 mois entre alors en territoire négatif pour ne plus jamais retourner dans le monde d’avant. Les taux d’intérêts sont considérés comme les taux de référence du marché monétaire européen. Ils sont la conséquence du financement proposé par la Banque Centrale Européenne (BCE) et sont donc étroitement liés à sa politique monétaire, c’est-à-dire à ses taux directeurs. Cela fait désormais 20 ans que la BCE baisse ses taux directeurs afin de gérer l’inflation, de favoriser le crédit et de relancer les investissements. La politique monétaire est utilisée comme moteur de notre économie et de notre croissance. La baisse des taux directeurs européens (taux à long terme) entraine automatiquement une baisse des taux d’intérêts (taux à court terme). Et inversement. Or les taux d’intérêts sont utilisés comme base de référence à tous les produits financiers : dépôts à terme, comptes à terme, crédits, …Dans ce contexte monétaire, les trésoriers d’entreprise, de holdings, d’associations, font face à une difficulté majeure puisque leurs excédents de trésorerie ne leur rapportent plus rien, voir même peuvent leur coûter de l’argent ! Ils doivent désormais se tourner vers des solutions alternatives tout en respectant les enjeux inhérents à leur activité.

Quels sont ces enjeux ?

3 axes majeurs dans la gestion d’excédents de trésorerie : Liquidité, diversification et maîtrise du ratio rentabilité/risques. La trésorerie excédentaire ne constitue pas le Besoin en Fond de Roulement (BFR) d’une structure et peut donc être placée sur divers supports et divers horizons d’investissement.

Les supports financiers proposés sont :

Des solutions monétaires (DAT /CAT) permettant la disponibilité de l’argent à tout moment (liquidité) mais apportant un rendement quasi nul dans le contexte actuel (0.1% à 0.5%).

Des contrats de capitalisation permettant d’investir dans des valeurs mobilières ou immobilières (OPCM, OPCI, SCPI…) afin d’obtenir du rendement mais dont la liquidité a un coût difficilement mesurable à l’avance.

Des Compte-titres permettant de réaliser des investissements diversifiés et rémunérateurs tels que les produits structurés dont la rentabilité et les caractéristiques sont connues à l’avance. La liquidité y est journalière et la visibilité réelle.

Ces 5 dernières années les trésoreries ont largement sélectionné le Compte -Titres comme le grand gagnant et la solution a tous leurs maux. Et elles se sont tournées vers les produits structurés, instruments financiers émis par une banque, en investissant de plus en plus massivement leur part d’excédents ou leur trésorerie stable dans cette gamme de produits. On estime aujourd’hui que 20% des volumes de produits structurés traités en France ne sont pas les trésoreries d’entreprise, de holding ou d’associations. Elément notable pour prendre l’entière mesure de ce chiffre, les volumes de produits structurés traités sur le marché connaissent une croissance de plus de 20% chaque année. Les produits structurés, à l’origine réservés à une infime partie d’investisseurs fortunés, sont petit à petit devenus indispensables à la gestion de trésorerie.

Pourquoi un tel succès ?

En premier lieu, les produits structurés sont par essence un outil de diversification. En effet, étant composé d’un bloc « placement » (obligation émise par une banque) et d’un bloc d’outils dérivés (options), ils apportent par nature une diversification et une décorrélation à un portefeuille financier classique. Plus un portefeuille est diversifié, moins il est risqué.

Les produits structurés ont des caractéristiques déterminées à l’avance : horizon d’investissement, garantie en capital, rendement, risques… Cela permet une vraie visibilité sur le portefeuille. A la différence des fonds ou des titres vifs, investir dans les produits structurés permet de connaitre avec exactitude le gain perçu et à quel moment. En contrepartie, ce gain est généralement limité et on se prive d’une rentabilité illimitée. Être conscient en amont de la rentabilité perçue et de la prise de risque réalisée apporte une maîtrise sur son portefeuille, essentielle à la trésorerie.

Le marché des produits structurés est liquide, permettant une valorisation journalière des investissements. Chaque jour, grâce à la profondeur du marché des produits structurés, l’investisseur peut acheter et vendre, avec un différentiel de prix n’excédant pas 1% pour les produits classiques (3% pour les plus complexes). Ce différentiel de prix s’appelle un bid/offer spread. Plus il est petit, plus le marché est liquide. Il est à noter que l’investisseur souhaitant se retirer d’un produit le fera à la valeur liquidative du produit (VL). Cette VL ne lui est pas assurée à 100% en cours de vie, elle pourra donc être en sa faveur ou en sa défaveur. Mais avoir une liquidité journalière et régulée (1% de spread) apporte de la lisibilité au marché des produits structurés, et permet une approche dynamique du portefeuille, essentielle pour les trésoriers, dont l’épargne n’est pas toujours mobilisable.

Les produits structurés, dans leur construction, fonctionnent comme des blocs de lego®. La partie obligataire permet de garantir à échéance le capital. La partie « outils dérivés » permet de créer le profil de risque/rendement sélectionné par l’investisseur. Cette construction permet une approche sur-mesure puisque toutes les stratégies sont possibles : hausse, baisse, stabilité d’un marché. Pouvoir capter du rendement quel qu’en soit le contexte de marché, et ce même avec des taux d’intérêts négatifs, est un atout majeur. Par nature les produits structurés apportent donc de la flexibilité et de l’agilité dans l’approche financière d’un portefeuille.

L’assemblage de blocs placement et options offre une large gamme de produits, sur tous les actifs de marché : actions, indices, taux, crédit, change, matières premières… Le champ des possibles est immense. Chaque actif a son propre fonctionnement, sa propre volatilité et donc son propre risque. Investir sur le marché des actions augmente la rentabilité du placement, davantage qu’investir sur le marché des taux par exemple. Ensuite, il existe des grandes familles de produits dont le profil de risque permet d’utiliser toutes les couleurs de la palette « investisseurs ». Portefeuille conservateur, modéré, équilibré, dynamique, opportuniste, toutes les gestions sont possibles. Produit à capital garanti à 100%, produit à capital protégé, produit à coupon garanti, produit à coupon potentiel, produit de couverture, produit de participation sont autant de choix s’offrant à l’investisseur. En fonction de la gamme de produit sélectionnée, la rentabilité pourra être faible (2% par an), modérée (5/6%) ou élevée (8/10%). Plus le rendement sera élevé, plus le risque inhérent du placement sera grand, et inversement proportionnel.

Toutes les banques émettent aujourd’hui des produits structurés. Le principal risque réside dans le défaut de l’émetteur, c’est-à-dire sa faillite, appelé risque de crédit. En effet, l’obligation sous-jacente à la construction d’un produit structuré est une obligation émise par une banque. La sélection de cette obligation se doit d’être minutieuse. Depuis la faillite de Lehman Brothers, les investisseurs ont pris conscience que toutes les institutions financières ne comportent pas le même risque. Il est fondamental d’utiliser divers émetteurs afin de diluer ce risque de crédit.

Enfin, le trésorier aura la possibilité d’investir son excédent de liquidité sur divers horizons d’investissement (court, moyen ou long terme), en entrant à différents moments sur les marchés (points d’entrée distincts). Cette approche revient à respecter le célèbre adage « ne pas investir tous ses œufs dans le même panier ». Avoir un grand nombre d’actifs, pour des sommes différentes, lui permettra de ne pas concentrer son risque en portefeuille.

Les produits structurés offrent donc beaucoup de possibilités aux investisseurs. La multitude des caractéristiques à prendre en compte permet d’optimiser ses investissements en réduisant le risque du portefeuille global. Cependant, cette approche peut être complexe à appréhender et à mettre en place. La bonne utilisation des produits structurés, au sein d’une gestion de trésorerie, nécessite de savoir utiliser leurs atouts en limitant au maximum leurs risques. Apporter de la diversification au sein d’un placement diversifié lui-même, par nature, est clé mais requiert un conseil avisé de professionnels du secteur.

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Emilie YANSAUD

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